• Balade radioactive en Bretagne

    balade radioactive La Fédération Antinucléaire de Bretagne organise le 6 juillet une balade pour baliser les anciennes mines d’uranium du Centre Bretagne

    03 juillet 2013

    BALADE RADIOACTIVE EN BRETAGNE

    Bienvenue en Bretagne pour une randonnée radioactive (Equipement et compteur Geiger fournis)…

    Cogema, devenue depuis AREVA NC, a exploité jusque dans les années 80 des mines d’Uranium et les a abandonnées sans les décontaminer. Ces sites présentent des niveaux de radioactivité inacceptables. Riches de ce formidable patrimoine industriel, le Morbihan, le Finistère, les Côtes d’Armor, la Loire-Atlantique, seront heureux de vous accueillir.

    Venez nombreux à Bubry (56), devant l’église, le 6 juillet à 14h 30 pour découvrir avec nous les points chauds de nos chemins.

    Plus d’informations sur www.fan-bretagne.org

    Fédération Anti-nucléaire Bretagne

    6 rue de la Tannerie 56000 VANNES

    Tel 06 65 72 31 66 – fan-bretagne@laposte.net

    Vous souhaitez nous aider diffusez cette information, vous pouvez imprimer ce tract BALADE_RADIOACTIVE_EN_BRETAGNE

    Qui va dépolluer les anciennes mines d’uranium ?

    Où sont les anciennes mines d’uranium en Bretagne ?

    Vingt-deux sites ont été exploités en Bretagne, entre 1956 et 1984 (voir infographie). Les travaux miniers ont été largement souterrains. Dans certains sites, toutefois, l’uranium a été extrait à ciel ouvert. C’est le cas à Bubry (sites de Keryacunff et Ty Gallen), Persquen (Prat Merien) et Meslan (Rosglas).

    Les sites bretons sont-ils décontaminés ?

    La Criirad (commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité) avait réalisé des mesures en 2008. Elles montraient « des flux de rayonnement gamma 10 à 20 fois supérieurs au niveau naturel », près de trois anciennes mines, à Lignol, Berné et Meslan. Depuis 1991, c’est Areva, le numéro un mondial du nucléaire, qui est chargé de la surveillance et du suivi de ces sites.

    Un porte-parole de l’entreprise assure : « Nous avons fait un certain nombre de réaménagements sur les sites bretons ». Les chantiers souterrains ont-ils été remblayés ? Les mines à ciel ouvert ont-elles été vidées ? « Nous examinons, au cas par cas. »

    Pourquoi un bilan de fonctionnement ?

    Une circulaire de juillet 2009 demandait à Areva de réaliser des « bilans de fonctionnement » pour les sites ayant accueilli des usines de traitement. Attendu depuis avril 2011, il sera présenté aujourd’hui dans le cadre d’une commission locale d’information et de surveillance à la préfecture du Morbihan, à Vannes. Cette réunion, fermée à la presse, regroupe élus et représentants d’associations locales, dont Roz glas, qui rappelle qu’« à partir de 2018, date de la fin des concessions à Areva, ce sera aux propriétaires privés ou aux maires de dépolluer ces sites. »

    Que craignent ces associations ?

    L’association Roz glas et la Criirad demandent « une signalisation urgente des sites miniers ouverts au public et une décontamination dans les plus brefs délais ». Elles craignent que « la réunion fasse gagner du temps à Areva, sans faire bouger les choses », et déplorent « linertie des services officiels et leur manquement aux missions de protection de la population ». De son côté, la préfecture du Morbihan indique que « toutes les interrogations soulevées lors de ce comité seront transmises à Areva pour compléments d’information ou études supplémentaires. Le processus reprendra après la tenue de ce comité et une information vers les médias sera programmée. »

    Balade radioactive en BretagnePlus d'infos sur le site de l'association "Stop Nucléaire 56"