•  Poème de Louis Aragon

    "Le Roman inachevé" de Louis Aragon d’où est tiré ce merveilleux poème a été publié en 1956. Il s’agit d’un très long poème qui permet à Aragon de revenir rétrospectivement sur sa vie passée, et de rendre hommage à Elsa Triolet qui est venue le reconstruire en tant qu’écrivain, mais surtout en tant qu’homme. Cet extrait est une véritable ode à Elsa, révélatrice du profond amour qu’il a éprouvé pour elle et des changements qu’elle a produit sur sa vie.

     Cette chanson ne peut s'écouter sans ressentir un énorme pincement au cœur. Voir en plus, un "jeune" Jean Ferrat  (sans la moustache) interpréter sa chanson avec cette voix profonde et  cette force émotionnelle qui est la sienne, c’est un grand moment de bonheur. Alors, pour une toute petite  fois,  passons les détails historiques et plongeons tout  de suite, corps et âmes, dans cette si belle chanson sur laquelle il y a bien peu à ajouter." Mémoire chantée



    Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
    Que serais-je sans toi qu'un coeur au bois dormant
    Que cette heure arrêtée au cadran de la montre
    Que serais-je sans toi que ce balbutiement

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  • Paroles: Maurice Mac Nab
    Musique: Camille Baron

    "Employé des Postes dans la journée, chansonnier le soir et notamment à Montmartre, figure notoire du Club des Hydropathes de Goudeau, Maurice Mac Nab (1856-1889) a mis en scène, (peu avant de mourir de tuberculose), l’ouvrier parisien grande gueule, anar ou socialo, porté sur la chopine et le coup de poing.

    Le réactionnaire flegmatique qu’était Mac Nab joue à l’évidence ici sur la distorsion entre la rhétorique ronflante des orateurs socialistes et le parler populaire présenté de façon « naturaliste ».

    Les chansonniers de gauche ne lui en ont pas voulu, et Clovis Hugues lui consacrera même une étude posthume élogieuse… Paradoxalement, cette caricature, destinée à faire sourire le bourgeois, a été reprise dans les milieux socialistes populaires, et, sur le rythme entraînant d’une musique de Camille Baron, ces couplets ont retenti dans bien des assemblées socialistes de la Belle Époque… "(René Merle)

     

     

     

    1. C'était hier, samedi, jour de paye,
    Et le soleil se levait sur nos fronts
    J'avais déjà vidé plus d'un' bouteille,
    Si bien qu' j'm'avais jamais trouvé si rond
    V'là la bourgeois' qui rappliqu' devant l' zingue:
    "Feignant, qu'ell' dit, t'as donc lâché l' turbin?"
    "Oui, que j' réponds, car je vais au métingue,
    Au grand métingu' du métropolitain!"

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  • Si vous la rencontrez, bizarrement parée,
    Se faufilant, au coin d’une rue égarée,
    Et la tête et l’œil bas comme un pigeon blessé,
    Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé,

    Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d’ordure
    Au visage fardé de cette pauvre impure
    Que déesse Famine a par un soir d’hiver,
    Contrainte à relever ses jupons en plein air.

    Cette bohème-là, c’est mon tout, ma richesse,
    Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse..

    [Extrait du poème de Charles Baudelaire " Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre" .]

    Paroles de Georges Moustaki

    La femme qui est dans mon lit
    N´a plus 20 ans depuis longtemps...

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  • Chanson anarchiste publiée pour la première fois dans l'Almanach du Père Peinard en 1894. Son nom fait référence à l'anarchiste François Ravachol (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ravachol ) auteur des attentats à la bombe aux domiciles de magistrats responsables de la condamnation d'anarchistes.
    La Ravachole se chante sur l'air de "La Carmagnole" .

    La Ravachole - Sébastien Faure

    Dans la grande ville de Paris
    Dans la grande ville de Paris
    Il y a des bourgeois bien nourris
    Il y a des bourgeois bien nourris
    Il y a des miséreux
    Qui ont le ventre creux
    Ceux-là ont les dents longues,
    vive le son, vive le son
    Ceux-là ont les dents longues
    Vive le son de l'explosion!

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  • Une des plus grandes chansons d'amour...

    "Le chaland qui passe" est  l'adaptation d'une chanson intitulée "Parlami d'amore, Mariù", écrite par le compositeur napolitain Cesare Andrea Bixio.

    La chanson reste profondément attachée au  chef d'oeuvre de jean Vigo.

    "Entre Michel Simon, Jean Vigo et son Atalante d'une part, et Lys Gauty, ses berges et son "eau de satin" de l'autre, l'écart est à la fois immense et réduit : les poétiques et les styles diffèrent, mais les thèmes, le substrat - et les brumes - se ressemblent. D'ailleurs, la puissance de la langue, ou plutôt la force de l'alliage d'une musique et d'une langue est telle qu'il semble qu'il y ait plus de distance entre "Parlami d'amore, Mariù" et "Le chaland qui passe", qu'entre "Le chaland qui passe" et L'Atalante.." (lalalala)

    Paroles :

    "La nuit s'est faite, la berge s'estompe et se perd...
    Un bal musette, une auberge ouvre leurs yeux pers.
    Le chaland glisse, sans trêve sur l'eau de satin,
    Où s'en va-t-il ? Vers quel rêve ? Vers quel incertain du destin ?

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