•  Nous connaissons toutes et tous la version de Dutronc et Lanzmann.. D'autres préféreront la version de Jacques Le Glou, "un gars bien", président d'Unifrance mort en 2010... Mais le point d’orgue des activités « non normales » – comme il aimait dire – de Jacques Le Glou, ça restera son 33-tours (et plus tard, CD) Pour en finir avec le travail. Chansons du prolétariat révolutionnaire que les amis des lois ne sont pas arrivés à mettre hors d’état de luire. Il s’agit d’un assortiment de chansons célèbres, interprétées magnifiquement par Michel Devy, Jacques Marchais et Vanessa Hachloum (pseudo de Jacqueline Danno) que Le Glou, mais aussi son pote Roda-Gil et ses camerluches situs Debord et Vaneigem, ont diaboliquement détournées de leur sens premier. C’est ainsi qu’Il est cinq heures, parolé par Jacques Lanzmann et miaulé par Jacques Dutronc, est devenu un hymne à un mai 68 qu’on aurait poussé plus loin :
    « Les blousons noirs sont à l’affût,
    Lance-pierres contre lacrymogènes,
    Les flics tombent morts au coin des rues,
    Nos petites filles deviennent des reines.
    Il est cinq heures.
    Paris s’éveille. (bis) »

    Source : vents contraires

     

     Les 403 sont renversées,
    La grève sauvage est générale,
    Les Ford finissent de brûler,
    Les Enragés ouvrent le bal,
    Il est cinq heures
    Paris s'éveille.

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  • Les paroles de la chanson ont été écrites par l’écrivain Pierre Mac Orlan et comme beaucoup des textes de chansons de Mac Orlan, ces paroles ont été mises en musique par l’accordéoniste V. Marceau.  Mac Orlan a, toute sa vie durant, été un passionné de chansons: déjà en 1899, il envoyait à Aristide Bruant ses premiers poèmes écrits en cachette. Lui-même, accordéoniste amateur, Mac Orlan tenait cependant à faire, « [non] pas des poèmes mis en musique, mais des chansons écrites, autant que possible, en respectant les règles du jeu. ».  En 1951, il rencontre Germaine Montero qui créera la plupart des chansons de cette première période et qui demeure son interprète de prédilection.

    « Elle fut la première à donner sa confiance aux paroles de mes chansons. Ce n’était pas une confiance de tout repos. Mais l’art de la grande comédienne, réuni à une parfaite compréhension de la poésie populaire, presque toujours secrète, lui permit de gagner le jeu souvent difficile des mots. »

    La chanson de Margaret nous plonge dans une atmosphère de cabaret louche, de quartier sordide, de port où rodent des aventuriers et des filles. Mais "La chanson de Margaret" est aussi une chanson nostalgique où les parfums de l’enfance et le souvenir d’un "premier baiser sur les chevaux de bois" permettent à Margaret, cette fille perdue sous le ciel pesant de Tampico, de quitter le Mexique pour retrouver en pensée, l’odeur des quais et du quartier Saint-François au Havre où elle est née. Source : mémoire chantée.

     

     C´est rue de la Crique que j´ai fait mes classes
    Au Havre dans un bar tenu par Chloé
    C´est à Tampico qu´au fond d´une impasse
    J´ai trouvé un sens à ma destinée
    On dit que l´argent c´est bien inodore
    Le Pétrole est là pour vous démentir
    Car à Tampico quand ça s´évapore
    Le passé revient qui vous fait vomir
    Oui j´ai laissé là mes joues innocentes
    Oui à Tampico je me suis défleurie
    Je n´étais alors qu´une adolescente
    Beaucoup trop sensible à des tas d´profits
    Les combinaisons ne sont pas toujours bonnes
    Comme une vraie souris j´ai fait des dollars
    Dans ce sale pays où l´air empoisonne
    La marijuana vous fout le cafard.

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  • "Les oiseaux de passage" est à l'origine un poème de Jean Richepin tiré du recueil "La chanson des gueux".
    Jean Richepin est un poète peu fréquentable et c’est pourquoi peut-être Brassens, qui commença sa jeunesse par voler, l’a ressuscité. Jean Richepin, né en Algérie, était le fils d’un médecin breton. Ce colosse fut très tôt turbulent. Sitôt licencié en lettres, il devient franc-tireur, avec Jules Vallès comme maître à penser. "La Chanson des gueux" lui vaut un mois de prison et 500 francs d’amende et une réputation de Villon des temps modernes. Il s’attaque à tout ce qui est bourgeois et catholique. Son entrée à l’Académie française en 1909 le consacre comme "révolté officiel" mais désormais inoffensif. Membre des "bourreurs de crâne", avec, entre autres, Maurice Barrés, pendant la guerre 14-18, il deviendra la cible du tout nouvel hebdomadaire satirique de l’époque : Le Canard enchaîné. Le voici devenu "vieux con" ! Mais peu importe que son oeuvre soit aujourd’hui oubliée, puisqu’il reste dans nos têtes avec son poème mis en musique par Brassens. Source : histoire courte

    Le poème est long, et Brassens a choisi certaines strophes (lire la poésie complète) pour en faire sa chanson. Et quelles strophes ! Brassens fustige le bourgeois qui s'écrie: " Hé ! Pourquoi changer le monde au risque de tout perdre ?"

    Voilà bien un pigeon sans rêves et sans désirs, marié à sa pigeonne.  

     

    Les oiseaux de passage

    Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu'avril bourgeonne
    Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
    Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
    Ca lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un temps.

    Ce dindon a toujours béni sa destinée.
    Et quand vient le moment de mourir il faut voir
    Cette jeune oie en pleurs : " C'est là que je suis née ;
    Je meurs près de ma mère et j'ai fait mon devoir. "

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  • La Tendresse est une chanson créée par Marie Laforêt en 1963. Reprise par Bourvil, elle est devenue par la suite assez populaire.

     

     

    LA TENDRESSE

    On peut vivre sans richesse,
    Presque sans le sou.
    Des seigneurs et des princesses,
    Y-en-a plus beaucoup.
    Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas.
    Non, non, non, non: on ne le pourrait pas.

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  • L'Estaca (c'est-à-dire « le pieu » en catalan) est une chanson composée par le chanteur Lluís Llach en 1968.
    Composée durant la dictature du général Franco en Espagne, c'est un cri à l'unité d'action pour se libérer de l'oppression, pour atteindre la liberté. D'abord symbole de la lutte contre l'oppression franquiste en Catalogne, elle est devenue un symbole de la lutte pour la liberté. Extrêmement populaire en Catalogne aujourd'hui, au point d'être considérée comme partie du folklore populaire, elle a aussi connu un destin international. Elle a eu plusieurs interprétations différentes et a été traduite en plus de cinquante langues - français, occitan, basque, corse, allemand, polonais, espéranto...

     



     

    L'ESTACA


    L'avi Siset em parlava
    de bon matí al portal
    mentre el sol esperàvem
    i els carros vèiem passar.

    Siset, que no veus l'estaca
    on estem tots lligats?
    Si no podem desfer-nos-en
    mai no podrem caminar!

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