• Déchets visibles, déchets invisibles : nos poubelles dans le paysage

    Pendant longtemps, l’homme a confié à la nature le soin de digérer ses déchets. Aujourd’hui, beaucoup ne se dégradent pas tout seul et nous sommes donc extrêmement préoccupés par la lutte contre les déchets, par le souci – voire l’obsession – de les faire disparaître.

     L’imaginaire collectif nous pousse parfois à les penser seulement comme des nuisances – olfactives, visuelles, chimiques – alors même qu’ils peuvent aussi constituer une richesse, que l’acte de jeter peut aussi se révéler bienfaiteur, libérateur et que, de surcroit, ils vont avec nos modes de consommation, qu’ils en sont même le symbole.

    Alors pourquoi les renier à ce point? Pourquoi vouloir les enterrer à tout prix alors même qu’il n’est pas sûr que cela soit avantageux sur le plan environnemental mais aussi économique (c’est en tout cas ce qu’affirmait le commissaire européen en charge de l’environnement, Janez Potocnik, qui déclarait il y a quelques semaines: « de précieuses ressources sont ensevelies, des avantages économiques potentiels sont perdus, des emplois ne sont pas créés dans le secteur de la gestion des déchets, et la santé humaine et l’environnement sont menacés ».

    Du centre d'enfouissement technique aux décharges à ciel ouvert, en passant par les vide-ordures de nos immeubles et les poubelles publiques de nos villes, on s’intéresse ce matin à la visibilité et l’invisibilité de nos poubelles du monde. Comment les poubelles s’inscrivent-elles dans le paysage? Que révèlent leurs entrailles? Et comment expliquer notre « intolérance », notre rejet, vis-à-vis des déchets que nous produisons? Quelles sont les solutions pour faire « disparaître » les déchets? Et quels sont les coûts économiques et environnementaux ?

    Invité(s) :
    Gérard Bertolini, rudologue.
    Olivier Bonjean, architecte.
    Pascal Rostain, paparazzi.

     LOGO FRANCE CULTURE

    France Culture. Cultures monde : dossier "ordures ou richesses".


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