• Démocratie Locale

     CAFE REPAIRE OCTOBRE 2012

    «Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : 

    - Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu !

    -  Et le colibri lui répondit : Je le sais, mais je fais ma part. »

    Légende amérindienne rapportée par Pierre Rabhi, initiateur du mouvement Colibris.

     

    Thème du repaire du jeudi 18 octobre : "démocratie locale". Nous parlerons de la "politique", c'est à dire des affaires de la cité selon Aristote (et pas des "politiciens", ceux qui profitent de la pratique du pouvoir). Quel contrôle démocratique entre deux votes ?

    « La politique, c’est pas compliqué, il suffit juste d’avoir une bonne conscience, et pour cela, il faut juste avoir une mauvaise mémoire. » Coluche.

    Nous avons tous à l'esprit les choix de nos élus qui nous semblent non démocratiques. Une antenne par-ci, un terrain de foot synthétique par-là, un camping municipal fermé l'hiver, des lotissements qui se créent là-bas, un supermarché ici...Des euros par centaines, des euros par milliers. Des millions ? Des décisions qui viennent le plus souvent d'en haut, et rarement d'en bas. Pour notre bonheur bien sûr ? La politique locale doit-elle être abandonnée aux mains de nos élus ? " Le contrôle démocratique existe, il y a des élections pour cela..."

    La démocratie, une fois tous les six ans ?

    Démocratie locale, qui veut prendre sa part ? Quelques personnes de Port-Louis veulent bien apporter leur goutte d'eau pour éteindre l'incendie. Le désastre n'est pas inéluctable. Pour lutter contre le feu, elles ont créé un collectif pour combattre les futurs projets des experts de la "gouvernance" locale.  Un des représentants du collectif sera présent. Lettre du collectif La Pointe.  

    Recificatif du 11 octobre 2012 : le collectif "la pointe" n'est pas constitué. Il émane d'une personne qui voudrait le voir émerger. Avec toutes nos excuses. Nous sommes nous-mêmes victimes de cette mauvaise information. C'est l'occasion de rappeler que les représentant(e)s des collectifs constitués sur nos trois communes sont les bienvenu(e)s.

    A bientôt.

  • "Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin" 

    Proverbe africain repris par Le Champ Commun

    Le Garde Manger est une épicerie montée à Augan (dans le Morbihan, en Bretagne) par un groupe d'amis. Une épicerie, mais pas seulement : le lieu est aussi un café-bar, un relais postal et il accueille concerts, conférences, ateliers créatifs.

    L'inattendue épicerie populaire de Augan.  

    Quand on arrive à Augan, après avoir quitté la « quatre voies » peu avant Ploërmel, au bout d’une longue ligne droite juste à l’entrée du bourg, là, sur la gauche, vous ne pouvez manquer le «Champ commun».

     À première vue rien ne permet d’identifier qu’il s’agit d’une épicerie. Pas de devanture mais sur le pignon de la maison une fresque colorée qui indique déjà que l’on a affaire à un style de commerce inhabituel en milieu rural. A Augan, dans cette commune rurale d'à peine mille quatre cents habitants, à six kilomètres de Ploërmel, un commerce qui ne ressemble pas à ce que l’on connaît.

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  • Le Conseil d’État a pris une décision le 26 Octobre 2011 visant à limiter le pouvoir des Maires dans l'implantation d'antennes-relais. (A LIRE  : "le conseil d'Etat et l'antenne relais" Le Canard Enchaîné)

    En réponse Robin des Toits a fait effectuer une analyse juridique pour aider les Maires et élus locaux à définir ce qu'il leur est encore possible de faire pour appliquer le Principe de Précaution en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques issues de la téléphonie mobile.

    Avant la décision du Conseil d’État, les Maires avaient deux moyens d'agir sur l'implantation des antennes-relais :

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  • Cittaslow : éloge de la ville lente

    "Qu'est-ce que Cittaslow ?
    Ce mouvement fondé en Italie en octobre 1999 reprend la philosophie de l'association Slowfood que Carlo Petrini fondait en 1986 en réaction à la "mal bouffe" et au "fast food" : promouvoir une nourriture respectueuse des traditions locales et de la biodiversité avec l'ambition d'étendre cette philosophie à de multiples facettes de la vie en société. Permettre aux citoyens de profiter d'un cadre de vie agréable. Privilégier un rythme de vie  plus lent inspiré des habitudes des communautés rurales. Favoriser les contacts humains entre les habitants, avec les touristes, entre les producteurs locaux et les consommateurs. Pour une ville qui signe le protocole d'adhésion à Cittaslow, être labellisée Cittaslow implique une réflexion autour de l'aménagement du territoire, de son patrimoine architectural et culturel pour se fixer des critères d'excellence à atteindre."

    Segonzac, première ville lente de France

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  • "La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures."
    Noam Chomsky

     Lorsque des voix s'élèvent pour dénoncer les risques environnementaux, l'homme politique rassure en créant une commission "sécurité". Des personnes dénoncent la privatisation de l'espace public ? L'élu(e) se réfère aux finances publiques de la collectivité. Et pour convaincre le peuple de la nécessité de faire appel au privé, l'argent public est versé à des agences de communication, des gestionnaires de conflits. Aux interrogations des habitants concernant l'aménagement du territoire, les communicants n'hésitent pas à édulcorer la réalité pour calmer ce peuple en colère. Pour poursuivre la gentrification (l'embourgeoisement) des centres villes, les élu(e)s s'entourent d'experts qui siègent dans des institutions absconses dévoreuses de subventions publiques. Mais les techniques de communication ne sont pas toujours efficaces.  Des collectifs se créent malgré tout, en dehors des partis politiques pour éviter toute récupération partisane, et aussi pour rassembler le plus grand nombre de personnes sur une lutte précise.

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  • "Pas de chômeurs, pas de promoteurs. Collectivisation des terres et des moyens de production. Et la démocratie, la vraie, la directe ! C’est tout ce dont nous parlons depuis fort longtemps.

    C’est ce dont parlent également les Indignés espagnols. Il y a un endroit où cela fonctionne depuis 1978. C’est le village de Marinaleda."


    Un reportage avec Antoine Chao

     

     Contra el Capital, guerra social © Anaëlle Verzaux - 2012


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