• Il était une fois dans l’Ouest

    Il était une fois dans l’Ouest Il était une fois dans l’Ouest

     

     

     

    Dimanche 26 août 2012

    Ils sont venus de Bruxelles, Paris, Nancy, Rennes, Lyon, Marseille, Grenoble, Bordeaux, Nantes, Barcelone mais bien sûr de Concarneau et de ses environs pour déambuler joyeusement pour la troisième édition de la Vélorution Universelle.

    velorution universelle 2012

    Après deux éditions à Paris, la Vélorution Universelle a eu lieu à Concarneau le week-end du 14 juillet. L’appel du Centre de Recherche sur l’Avenir des Déplacements Ecologiques (CRADE) proposait pour l’occasion de s’interroger sur la place de l’automobile dans des agglomérations de petite taille. Concarneau compte 10 000 habitants l’hiver.

    La problématique de recherche proposé par le CRADE

    Quand on ne peut raisonnablement pas construire un tramway, quelles sont les solutions proposées par les élus pour mettre en œuvre une politique de transports durables dans un tel contexte ? A mesure que l’on grignote des terres cultivables pour implanter des maisons individuelles et des hangars commerciaux, les petites agglomérations françaises deviennent de plus en plus dépendantes à l’automobile tout en dépeuplant leurs centres historiques.

    A Concarneau, la problématique est accentuée par l’activité touristique estivale. Afin de rendre la ville fortifiée accessible aux touristes. De vastes parkings sont ainsi mis à disposition dénaturant le front de mer et la ville historique. En hiver, ces places vides réduisent l’attrait de la marche et du vélo et appellent à l’usage forcené de l’automobile.

    Une solution concrète et simple : un atelier vélo

    Pour le CRADE, le vélo apparaît comme une solution pour de nombreux déplacements. Naturellement utilisé sur un territoire plus restreint, ce mode de déplacement crée des interactions sociales plus fortes. En Bretagne, peut-être plus qu’ailleurs, de nombreux vélos sont délaissés... Pour éviter que ces bicyclettes sur lesquelles ont roulé bigouden et bigoudènes soient broyées par des ferrailleurs, le CRADE récupère et réemploi inlassablement.

    L’association s’est d’abord installée sur le port, s’installant dans un local inutilisé qui appartient à la Chambre de Commerce et de l’Industrie. Elle a été priée de quitter les lieux (qui ne sont toujours pas utilisés à l’heure actuelle) et a finalement trouvé un point de chute excentré. A Stang Coadigou, sous les lignes à hautes tensions, le CRADE continue son travail de fourmis pour alerter Concarnoises et Concarnois des dangers qui les guettent (la fin du pétrole) tout en proposant une solution simple et durable. Et dire que pendant ce temps, d’autres les prennent pour des cigales !

    Les cyclistes qui se sont rendus à Concarneau en train ou à vélo sont venus soutenir les activistes du CRADE dans leur revendications propres. Les habitants de Concarneau qui ont vu ce joyeux cortège de cyclistes ne l’oublieront pas de si tôt !

    Publiée le 15 août 2012

    14 juillet 2012. Pendant que les chars d'assaut défilaient sur les Champs-Elysées et que PSA annonçait un plan de licenciement massif, deux cents joyeux pédaleurs ont pris Concarneau et renversé la domination automobile. Aux cris de "les bagnoles à la casse, les vélos à leur place", ces vaillants vélorutionnaires ont aboli provisoirement les privilèges de la noblesse sur quatre roues qui, terrorisée, s'est embouteillée sur les autoroutes en tentant de fuir.


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