• La Chanson de Prévert

    La Chanson de Prévert ouvre en 1961 le troisième 33 tours de Serge Gainsbourg intitulé « L’étonnant Serge Gainsbourg ». Elle fut son premier grand succès populaire : son contenu, qui n’effraie personne, lui permet de passer très souvent à la radio et lui gagne un public jusque là dérouté par le cynisme et la noirceur affichés par son auteur, que ce soit dans ses chansons précédentes (La Femme des uns sous le corps des autres, Ce mortel ennui,…) ou dans son attitude sur scène. Gainsbourg raconte lui-même le jour où il est allé demander à Prévert l’autorisation d’utiliser son nom : « Il m’avait reçu chez lui. A dix heures du matin, il attaquait au champagne. Il m’a dit : « Mais c’est très bien mon p’tit gars ! », et timidement, je lui ai tendu un papier qu’il a signé. »
    Quarante ans après, on ne compte plus les versions de La Chanson de Prévert (Michèle Arnaud, Isabelle Aubret, Cora Vocaire,…) et celle de Jeanne Birkin en 1991 au Casino de Paris figure parmi les plus réussies.

    Le thème du souvenir et du temps qui passe est ici traité avec une économie de moyens exemplaire par un Gainsbourg au sommet de son art poétique. Chacun d’entre nous peut se souvenir avec précision du lieu où il était et de ce qu’il faisait le jour où il a entendu pour la première fois une chanson qui l’a marqué, et de même, chacun peut associer une chanson à un événement marquant de sa vie. Source : Educ'net

     

     

    Paroles :

    Oh je voudrais tant que tu te souviennes
    Cette chanson était la tienne
    C'était ta préféré je crois
    Qu'elle est de Prévert et Kosma
    Et chaque fois "Les feuilles mortes"
    Te rappelle à mon souvenir
    Jour après jour les amours mortes
    N'en finissent pas de mourir.

    Avec d'autres bien sur je m'abandonne
    Mais leur chanson est monotone
    Et peu à peu je m'indiffère
    A cela il n'est rien à faire
    Car chaque fois "Les feuilles mortes"
    Te rappelle à mon souvenir
    Jour après jour les amours mortes
    N'en finissent pas de mourir.

    Peut-on jamais savoir par où commence
    Et quand finit l'indifférence
    Passe l'automne vienne l'hiver
    Et que la chanson de Prévert
    Cette chanson "Les feuilles mortes"
    S'efface de mon souvenir
    Et ce jour là mes amours mortes
    En auront fini de mourir
    Et ce jour là mes amours mortes
    En auront fini de mourir


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