• La coopérative intégrale toulousaine

    La coopérative integrale toulousaine
    La CIT : Qu'est-ce que c'est ?

    Les objectifs de la CIT

    • Construire entre les individus et les entreprises sociales, un cadre de relations économiques coopératives et solidaires qui échappe aux règles du marché contrôlé par l'Etat. En faire un espace pour promouvoir et généraliser l'usage de produits écologiques locaux, de services réellement nécessaires pour notre quotidien et créer de nouveaux projets d'auto emploi liés à ces nécessités concrètes.

    • Réduire nos coûts en Euros, et favoriser l'utilisation des monnaies sociales au sein des réseaux de la CIT.

    • Garantir à tou-te-s les membres l'accès aux nécessités basiques, inhérentes à la vie, quelle que soit sa condition sociale (santé, éducation, alimentation, énergie …).

    • L' accès, pour ses membres, à l'autonomie alimentaire et énergétique.

    • Favoriser l'émancipation individuelle et collective en facilitant l'accès aux savoirs et à l'auto formation, ainsi qu'en suivant un travail constant visant à être vigilant-e-s aux rapports sociaux de domination entretenus entre ses membres.

    • Favoriser la mise en réseau des initiatives post-capitalistes sur un territoire donné (un réseau de réseaux)

    Fonctionnement

    Nous nous réunissons chaque dernier samedi du mois pour une Assemblée Générale libre et ouverte à tous. L’AG est une instance de discussion, un espace de création et de coordination. C'est un cadre autogéré dans lequel le débat construit un intérêt collectif. Par principe, elle est souveraine : les décisions prises en son sein sont valables pour l'ensemble des membres du collectif jusqu'à la prochaine AG. Sa volonté démocratique implique la prise en compte de la voix de chaque personne et nécessite donc une écoute attentive et bienveillante de la part de tous et toutes.

    Il s’agit d’y poser des problématiques, d’y impulser des initiatives et de coordonner les différents groupes de travail ou noyaux autonomes en vue de répondre à leurs besoins. Afin de respecter le droit fondamental de chaque groupe à être autonome, les prises de décision sont décentralisées, ce qui signifie que chaque groupe de travail, réseau ou projet autonome peut tenir une assemblée indépendante et prendre ses propres décisions, sans le concours de l’AG. L’établissement d’un rapport de confiance réciproque et de solidarité entre ses membres est une des bases de la CI.
    L’AG peut ainsi se concentrer sur la manière de coordonner l’ensemble des éléments autonomes qui la constituent.
    Les groupes de travail de la CIT sont libres et ouverts, rendant accessibles à tous leurs lieux et dates de réunion, ainsi que l’avancement de leurs travaux.
    L’ordre du jour est élaboré à l’avance (idéalement 15 jours avant l’AG afin que tou-te-s puissent en prendre connaissance et proposer des modifications) au sein de la réunion de préparation de l'AG qui est souveraine et ouverte à tou-te-s.

    Dans tous les cas les décisions sont prises par consensus, processus qui suppose un accord général de tou-te-s. Cela suppose d’inclure les positions de chacun-e afin de nous amener à la décision collective qui semble la plus convenable. Il inclut ainsi une prise en charge et un processus de résolution des désaccords. Il se distingue du vote qui exclue les positions minoritaires. Dans le cas où le consensus n'est pas atteint, on peut considérer que la décision n'est pas mûre, elle est donc repoussée à la prochaine assemblée (générale ou de groupe).
    Dans le cas où un veto (et non une expression de désaccord) serait exprimé lors d’une AG quant à une décision prise par un groupe de travail, la personne qui l’a exprimé est invitée à argumenter sur son désaccord et a débattre avec le groupe lors de son assemblée propre, jusqu’à obtention d’un consensus.

    Les outils de discussion et de décisions


    1. Les outils de discussion et de décisions :

    Les gestes : Il existe différents gestes pratiqués lors des AG. L'utilisation de gestes permet de libérer du temps de parole en évitant de dire certaines choses comme par exemple "je suis d'accord avec ce que tu viens de dire", de baisser le niveau sonore ce qui facilite l'écoute mutuelle...
    Nous avons retenu quelques gestes en guise de proposition et d’expérimentation et afin de ne pas les utiliser de façon démesurée !!!

    Les gestes font sens tant pour celui ou celle qui les font que pour celui ou celle qui est en train de parler, ils donnent une idée de la façon dont la parole est reçue et sont à prendre en considération par tou-te-s.

    - Le geste d’accord (les marionnettes vers le haut)
    Permet de gagner du temps et d'exprimer son accord sans avoir besoin de prendre la parole pour garder la fluidité de la discussion.

    -Veto (les deux bras croisés devant soi)
    Exprime un désaccord profond et entier avec ce qui vient d'être exprimé et pas seulement un « petit désaccord ». Le véto est un geste qui permet par exemple de s’opposer radicalement à une décision qui est en train d’être prise.

    Le véto implique nécessairement une prise de parole mais il s’agira de se mettre d’accord pour savoir s’il permet une réponse directe ou non. Pour tester, nous proposons cette fois-ci d'inclure la personne qui pose le veto dans le tour de parole.

    - Point technique (on forme un T avec ses deux mains)
    La discussion s'arrête lorsque le signe est fait. Il est utilisé pour faire un point TECHNIQUE (problème d’éclairage, chauffage, ya le feu etc... !) Ce geste ne concerne en aucune façon des questions de fond ou de forme de discussion comme le temps ou le sujet !

    - La main levée
    Permet de s’inscrire dans le tour de parole

    - Ca dévie ! (les deux index qui basculent parallèlement d’un côté et de l’autre)
    Ce geste permet de signifier que les prises de parole s’écartent du sujet initial. Nous proposons que ce geste soit réservé au facilitateur-trice, pour tester !

    - Ca tourne en rond ! (on fait le moulin avec ses mains comme dans la comptine !)
    Permet au modérateur-trice de signifier à la personne qui parle qu’elle doit penser à conclure. Le geste permet donc surtout de faire prendre conscience à la personne qui parle qu’elle doit faire tourner la parole, que son propos a été entendu.

    Le tour de parole : La parole équitablement partagée est un enjeu du partage des pouvoirs et donc de la démocratie. La parole se demande et ne se prend pas automatiquement (c’est peut-être pas marrant mais c’est très efficace et ça permet de gagner du temps). En levant la main, on est inscrit sur une liste qui établi l’ordre des prises de parole.

    Pour une meilleure représentativité de chacun-e et une meilleure gestion des rapports de pouvoir, une double liste est instaurée : les personnes qui n’ont pas encore pris la parole sur un temps de discussion donné sont prioritaires par rapport au personnes qui ont déjà parlé, même si elles s’inscrivent après ces personnes.

    Outils personnels pour mieux gérer sa prise de parole : Il est important de travailler à des outils personnels que l’on pourra se partager au fur et à mesure de l’expérience en AG.

    Par exemple :
    - être attentif-ve à ne pas répéter ce qui a déjà été dit
    - faire un tour de table avec le regard avant de demander la parole pour être sûr-e qu’on ne prend pas la place de quelqu’un-e qui n’a pas encore parlé.
    ...

    D’une manière générale, les outils proposés ne doivent pas entraîner une déresponsabilisation des individu-e-s mais nous aident à prendre conscience de nos prises et temps de parole.

    2. Les rôles :

    L'AG reconnaît la nécessité de différents rôles et différentes fonctions. Si la prise en charge de certaines fonctions par des membres de l’AG peut être pensée comme une prise de pouvoir d'une personne sur les autres, il s'agit d'un mandat temporaire pour assurer le bon déroulement de l'AG. L'enjeu est celui de pouvoir lâcher le pouvoir une fois qu'il a été pris. Ainsi ces rôles doivent tourner entre chaque AG et/ou à l'intérieur d'une même assemblée. Les fonctions assurées par ces personnes-ressources sont difficiles à gérer parfois et il est important de bien différencier la personne de la fonction qu’elle assure à un moment T !

    Ci-dessous les rôles utilisés jusqu'à présent dans les assemblées de la CIT suivis de nouvelles
    propositions.

    Le modérateur-trice : Ille distribue la parole. Ille inscrit les personnes qui demandent la parole et donne la parole sur la base des doubles listes. Ille est attentif-ve à ce qui se passe et dispose d'outils pour faire aider au respect des règles de prise de parole : un geste signifiant que la prise de parole est trop longue. Si le geste ne suffit pas, ille peut intervenir oralement.

    Facilitateur-trice/focalisateur-trice: Ille recadre le débat lorsqu'il dévie trop du point en question. Pour cela il dispose d'un geste. Ille peut intervenir pour synthétiser ce qui a été dit et relancer la suite de la discussion. Ille est attentif-ve au temps alloué à chaque point inscrit à l'ordre du jour.

    Lea secrétaire général-e : Rédige le compte rendu de l'AG à partir des comptes rendus des secrétaires de chaque groupe et de ses notes qui synthétisent les discussions et les décisions de l'AG.

    Le secrétaire de chaque groupe : synthétise et transcrit les échanges lors de la restitution du groupe devant l'AG et l'envoi au-à la secrétaire générale.

    Réfèrent-e de chaque groupe : s’auto-désigne pour le mois à venir, dispose des informations techniques et diverses nécessaires à la communication avec les nouveaux et nouvelles arrivant-e-s, à l'organisation interne de chaque groupe et à l’interaction avec les autres groupes de la CIT.

    Nouvelles idées !

    Lea berger-ère rameuteur-euse : C'est la personne qui appelle à la reprise de l'AG après les temps de pause.

    Observateurs-trices : Au nombre de deux. Illes observent le déroulement des AG sans intervenir et restituent un commentaire qui vise à améliorer les outils et avoir une plus grande vigilance par rapport aux abus de pouvoir qui peuvent entraver la construction démocratique de la CIT.

    Comment participer

    Vous pouvez rejoindre un groupe de travail déjà existant ou créer vos propres groupes de travail, physiques (réunions, débats, …) où virtuels via EcoXarxes. Personne ne vous dira ce que vous avez à faire, ce projet se veut être construit par tous et pour tous. Chacun peut apporter au projet selon ses connaissances, ses capacités et ses intérêts. N’hésitez pas à contacter le groupe Accueil (contact) ou le référent d’un groupe en particulier pour obtenir plus d’informations sur l’avancement des groupes de travail.

    Vous pouvez aussi nos rejoindre lors de nos AG mensuelles, ou faire appel au groupe Accueil pour une session d'information !


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