• La gestion de l'eau

    CAFE REPAIRE DE NOVEMBRE 2012

    La gestion de l'eau

    Le café repaire du 15 novembre 2012, vous propose d'assister à la projection du documentaire  de  Leslie Franke et de Herdolor Lorenzpour (date de sortie le 23 mars 2011) pour un aperçu des énormes enjeux financiers qui découlent de nos factures d'eau. Car cette eau que nous buvons, qui coule dans nos corps, s'éparpille dans nos veines et qui enivre nos cellules a un coût qui s'avère parfois très élevé.

    Voyage en eaux troubles

    La gestion de l'eau  (donc son accessibilité) est une question fondamentale. L'eau, ressource de plus en rare, fragilisée par notre société de plus en polluante, est une ressource naturelle et un bien commun de l'humanité. Elle n'est pas une marchandise. Les habitants de Rennes qui se battent depuis plusieurs mois pour une gestion publique de l'eau, viennent d'obtenir un délai supplémentaire pour étudier le dossier de la gestion de l'eau à Rennes (O-F 07/11/12).  De même, à Lanester, un débat s'est déroulé  à propos de la fin du contrat de gestion de l'eau de Lorient Agglomération (qui arrive à échéance le 31 décembre 2012). Article O-F. Et dans nos communes ? Que se passe-t-il ? Que pouvons-nous faire ? Premier point : s'informer. Deuxième point : usager curieux, citoyen dubitatif, militant associatif, élu déçu, interrogeons-nous sur la gestion de l'eau dans nos communes. Ne croyez pas ceux qui vous disent que c'est difficile. Nous pouvons tous comprendre, chacun(e)s pouvant apporter sa petite pierre à l'édifice pour une compréhension commune.  Et pour nous aider à mieux appréhender les enjeux, le documentaire "Water makes money" est assez éclairant.

    L'air est-il gratuit en France ?  Pourquoi l'eau serait-elle à vendre ?

    La gestion de l'eau

     

    Extrait tiré de la bande annonce : " Tout comme l’air que nous respirons, l’eau est un élément indispensable à la vie. Pourtant, l’or bleu reste en proie aux intérêts économiques des entreprises multinationales obsédées par leurs profits... Dès qu’une commune cherche à remanier sa gestion de l’eau, les deux plus importants groupes mondiaux de l’eau se disputent le marché. Ensemble, ils constituent un oligopole qui pèse sur toute la surface du globe. En France, par exemple, ils approvisionnent près de 80% de la population. Conséquences : hausse vertigineuse des prix à la consommation, baisse de la qualité de l’eau, manque de transparence souvent lié à un climat de corruption.
    Ainsi, les entreprises multinationales s’accaparent la distribution de cet élément vital et créent ainsi une alchimie déroutante : elles transforment l’eau en argent ! Mais, à l’instar de Paris, des collectivités se soulèvent pour inverser la tendance..."

     

    La projection sera suivie d'un débat ou d'une discussion sur la gestion de l'eau.

    Quelques pistes de réflexion ou remarques :

    Gestion publique ou gestion privée ?

    Jean-Luc Touly donne des arguments de poids : « En régie municipale, le prix du service d’eau est inférieur de 20 à 45 %. » Il rappelle aussi qu’en cas de retour en régie, le personnel est repris et surtout que les comptes deviennent plus clairs.  En ce qui concerne l’entretien des canalisations le constat est sans équivoque : quand l’entretien est effectué sous régie publique la perte de l’eau due aux fuites s’élève entre 3%  et 12%. Hors en gestion privée les fuites représentent entre 17% – 27% des pertes d'eau.

    D'autres questions demeurent : l’eau payée est-elle à son juste prix ?

    • Est-elle accessible à tous ?
    • Est-elle à l’abri des spéculations financières ?
    • Qu'en est-il de la  transparence des coûts de l’eau ?
    • Quel contrôle par les citoyens de la gestion de l’eau ?
    • Pas d'euros, pas d'eau ? Droit des usagers et le refus de toute coupure d'eau aux habitants ayant des difficultés à payer leurs factures ?
    • Protection de nos ressources d’eau ?

     

  • La bataille de l'eau

    La-bas.org

    La bataille de l'eau

    La bataille de l’eau (1)

    Télécharger 061024.mp3 

    Reportage de François Ruffin.
    Les trois majors de l’eau -Suez, Véolia et la Saur- distribuent 80% de l’eau en France.
    Mais des villes d’irréductibles leur résistent et re-municipalisent leur eau. Par principe, et aussi avec des baisses de factures à la clé.

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  • Veolia débordé
    La gestion de l'eau fait des vagues (9’35’’)
    « Faire du lobbying auprès des élus »   Pascale Pascariello

     

    Le 2 mars dernier, le colloque "Politique de l'eau" accueille Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement, un des deux grands de la gestion privée de l'eau. Dans la salle, Jean-Luc Touly, salarié de Veolia et conseiller régional vert, milite contre la marchandisation de l'eau publique qui entraîne souvent hausse des prix, baisse de qualité et corruption.

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  • Dimanche 11 novembre 2012

    [...] "qui nous font croire qu'il faut boire de l'eau minérale en bouteille plutôt que l'eau du robinet ."

    Franck Le page l'eau en bouteille par cafe-repaire-locmiquelic


    notre-planete.info

    (Article :  l'eau en bouteille sur Notre-planète.info)

    L'eau en bouteille, une ressource qui coûte cher à l'environnement

    La consommation mondiale d'eau minérale en bouteille a augmenté de près de 60% depuis 1999. Un phénomène qui ne s'explique pas toujours logiquement et qui coûte cher à l'environnement
    "L'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence"
    Selon une étude publiée par l'Earth Policy Institute aux Etats-Unis, en 2004 environ 154 millions de litres d'eau en bouteille ont été consommés, soit un bond de 57% par rapport à 1999 où 98 millions de litres d'eau en bouteille avaient été consommées.
    "Alors que l'eau minérale en bouteille n'est souvent pas plus saine que l'eau du robinet dans les pays industrialisés, elle peut coûter jusqu'à 10 000 fois plus cher si l'on tient compte de l'énergie utilisée pour la mise en bouteille, les livraisons et l'éventuel recyclage des contenants, a averti Emily Arnold, auteur de l'étude sur l'eau. A environ 2,50 dollars le litre, l'eau en bouteille coûte finalement plus cher que l'essence", ajoute-t-elle.

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  •  Article du 9 janvier 2011
    Veolia veut censurer un docu sur le business de l'eau
    Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89 09/01/2011 à 10h54

    Article en ligne.

    Le groupe poursuit pour diffamation « Water Makes Money », docu dénonçant les méthodes des multinationales de l’eau.

    Le choix de Veolia de porter plainte contre X sans dire clairement les passages qui les gênent dans le film est une procédure un peu « hypocrite », pour William Bourdon, l’avocat des auteurs du film :

        « On se victimise, on n’agit pas de façon frontale, c’est une stratégie. Ça relève plus de la communication que de la véritable action judiciaire. »

    La branche eau de Veolia Environnement, numero 1 mondial du secteur, s’estime diffamée mais n’a pas voulu répondre aux auteurs du film, qui ont sollicité des interviews. Bizarrement, elle ne cherche pas pour l’instant à empêcher la diffusion sur Arte de « Water Makes Money », prévue le 22 mars. (Voir la bande-annonce)

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  • Article en ligne

    Gestion de l’eau : quand le service public est plus efficace que le business privé

    Par Sophie Chapelle (19 mars 2012)  

    Les vertus d’une gestion publique de l’eau progressent en France. Face au cartel des multinationales de l’eau, des communes urbaines comme rurales préfèrent reprendre la main sur l’or bleu. Élus, militants associatifs, usagers, syndicalistes, réunis au Forum alternatif mondial de l’eau, témoignent de leurs expériences. L’enjeu : servir les usagers plutôt que de rémunérer des actionnaires, préférer une gestion démocratique plutôt que de favoriser le business de quelques-uns. Bref : se réapproprier ce bien commun.

    « Sans les ingénieurs et le savoir des multinationales, vous allez empoisonner les habitants de votre village », « Avant la fin de l’année, vous aurez doublé le prix de la gestion »… Michel Partage se souvient de l’angoisse qui l’a saisi quand sa petite commune a décidé de reprendre en main son réseau de distribution et d’assainissement de l’eau, en 2002. Ancien maire de Varages, un village du Var de 1 000 habitants, il est venu témoigner au Forum alternatif mondial de l’eau de son expérience. « Il y a un cap psychologique à passer, un maire a peur de l’inconnu, n’est pas épaulé. Dans les villages, il n’y a pas de directeur de cabinet, de chefs de service, de staff de techniciens, de moyens financiers pour rémunérer un cabinet d’étude. »

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