• «La Grèce a servi de cobaye» en Europe

    «La Grèce a servi de cobaye» en Europe

     

    Publié le  15.02.2014

    Le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche à la présidence de la Commission européenne, accuse les dirigeants européens d'avoir étranglé le pays en imposant des économies drastiques.

    Alexis Tsipras, chef du principal parti d'opposition grec Syriza (gauche radicale).

    Alexis Tsipras, chef du principal parti d'opposition grec Syriza (gauche radicale).
    Image: AFP

    «Avec cette thérapie de choc (imposée à la Grèce par ses créanciers), on a voulu tester ce qu'un peuple pouvait endurer». Lorsque le premier plan d'aide à la Grèce a été adopté en 2010, «le déficit public de la Grèce atteignait 120% du Produit intérieur brut (PIB). Aujourd'hui il a grimpé à 175%», a-t-il souligné.

    «C'est absurde. Nous devions épargner afin de ne pas avoir besoin de nouveaux crédits mais les programmes d'économie n'ont fait que créer de nouveaux besoins de crédits», selon lui.

    La Grèce a été placée en 2010 sous assistance financière de la Troïka UE-BCE-FMI qui lui a accordé deux programmes de prêts d'un montant total de 240 milliards d'euros pour éviter la faillite. En échange, des mesures draconiennes d'économie qui pèsent lourdement sur le quotidien de la population lui ont été imposées.

    A un peu plus de trois mois des élections européennes et de scrutins régionaux et municipaux en Grèce, Syriza est le favori des sondages dans un pays où le chômage culmine actuellement à 28%. Depuis la forte percée de son parti aux élections grecques en 2012, Alexis Tsipras a vivement critiqué la chancelière allemande Angela Merkel, accusée d'avoir privilégié la rigueur en Europe aux dépens des populations. (afp/Newsnet)


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