• La vie s'écoule, la vie s'enfuit

    La chanson apparait sur le disque "Pour en finir avec le travail" (1974). Elle est écrite par une grande figure du situationnisme, Raoul Vaneigem, en 1961.

    Musique : Francis Lemonnier

    Raoul Vaneigem, né à Lessines (Hainaut, Belgique) le 21 mars 1934, est un écrivain, philosophe, révolutionnaire et médiéviste belge.

    Il suit des études de philologie romane à l'Université libre de Bruxelles de 1952 à 1956. Il écrit, à 22 ans, son mémoire de licence sur Isidore Ducasse, comte de Lautréamont. Il suit en 1957 et 1958 à Nanterre l'enseignement sociologique d'Henri Lefebvre qui est exclu du PCF. Agrégé de lettres, il enseigne à l’École normale de Nivelles dans le Brabant.

    En 1961, il fut également l'auteur de la chanson, La vie s'écoule, la vie s'enfuit, dont la musique fut composée par Francis Lemonnier et la version la plus connue interprétée par Jacques Marchais.

    Par l'intermédiaire d'Henri Lefebvre, il est mis en contact avec Guy Debord, et participe activement à l'Internationale situationniste de 1961 à sa démission en 1970, invitant la jeunesse de l'époque à « abandonner toutes les valeurs héroïques pour adopter un hédonisme radical résumé dans le mot d'ordre : « jouir sans entrave » ». Il contribue de façon importante à la revue que ce groupe a publiée.

    L'une de ses œuvres les plus célèbres est son Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations, paru en 1967.

    Source : wikipedia

     

    La vie s'écoule, la vie s'enfuit
    Les jours défilent au pas de l'ennui
    Parti des rouges, parti des gris
    Nos révolutions sont trahies

     

    Le travail tue, le travail paie
    Le temps s'achète au supermarché
    Le temps payé ne revient plus
    La jeunesse meurt de temps perdu

    Les yeux faits pour l'amour d'aimer
    Sont le reflet d'un monde d'objets
    Sans rêve et sans réalité
    Aux images nous sommes condamnés

    Les fusillés, les affamés
    Viennent vers nous du fond du passé
    Rien n'a changé mais tout commence
    Et va mûrir dans la violence

    Brûlez, repaires de curés,
    Nids de marchands, de policiers
    Au vent qui sème la tempête
    Se récoltent les jours de fête

    Les fusils sur nous dirigés
    Contre les chefs vont se retourner
    Plus de dirigeants, plus d'Etat
    Pour profiter de nos combats

     

     


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