• Les Cailloux

    Les CaillouxGaston Couté, né à Beaugency le 23 septembre 1880, mort à Paris 10e le 28 juin 1911, est un poète libertaire et chansonnier français.

    Gaston Couté est le fils d'un meunier. Avant le baccalauréat, il quitte l'école, qu'il détestait. Il est employé comme commis auxiliaire à la Recette générale des impôts d'Orléans, puis travaille pour un journal local, Le Progrès du Loiret. Il commence à publier ses poèmes, dont certains sont composés en patois beauceron, dans des feuilles locales. Il a l'occasion de les faire entendre à une troupe d'artistes parisiens en tournée. Ayant reçu quelques encouragements, il se décide, en 1898, à monter à Paris. Il a dix-huit ans.
    Gérard Pierron, né le 14 octobre 1945 à Thouars (Deux-Sèvres), est un chanteur (auteur, compositeur, interprète) français. Il s'est fait connaitre en mettant en musique et en interprétant les textes du poète Gaston Couté dans ses deux premiers albums en 1977 et 1979. Il est le père de François Pierron, contrebassiste, accompagnant le chanteur français Loïc Lantoine.

    LES CAILLOUX

     

    Lorsque nous passions sur le bord du fleuve
    Au temps où l'Amour murmurait pour nous
    Sa chanson si frêle encore et si neuve,
    Et si douce alors en les soirs si doux
    Sans songer à rien, trouvant ça très drôle,
    De la berge en fleurs où mourait le flot,
    Comme des gamins au sortir d'école,
    Nous jetions tous deux des cailloux dans l'eau.

    Mais j'ai vite appris le couplet qui pleure
    Dans la chanson douce en les soirs si doux
    Et connu le trouble angoissant de l'heure
    Quand tu ne vins plus à mes rendez-vous ;
    En vain vers ton cœur monta ma prière
    Que lui murmurait mon cœur en sanglots
    Car ton cœur était dur comme une pierre
    Comme les cailloux qu'on jetait à l'eau.

    Je suis revenu sur le bord du fleuve,
    Et la berge en fleurs qui nous vit tous deux
    Me voit seul, meurtri, plié sous l'épreuve,
    Gravir son chemin de croix douloureux.
    Et, me souvenant des clairs soirs de joie
    Où nos cailloux blancs roulaient dans le flot,
    Je songe que c'est ton cœur que je noie
    A chaque caillou que je jette à l'eau.


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