• Mai 1968 - Mai 2014 : qu'est devenue la classe ouvrière ?

    Vendredi 16 mai 2014

      Café repaire 

     à partir de 20H30

    Projection / Débat "Reprise"

    d'Hervé Le Roux (en deux parties)

     

    Mai 1968 - Mai 2014 : où est passée la classe ouvrière ?

    "Au début c’est une photo, une photo dans une revue de cinéma… Une jeune femme brune, révoltée, qui crie. Nous sommes en juin 68, c’est la reprise du travail aux usines Wonder, après la grève de mai.

    Deux étudiants de l’IDHEC filment la scène. On y voit des ouvrières de Wonder à Saint-Ouen qui reprennent le travail après trois semaines de grève. Et cette jeune femme qui reste là et qui crie de nouveau. Elle crie qu’elle ne retournera pas au travail, qu’elle ne veut plus retrouver la saleté, les cadences, la « méprise » de cette « taule ».

    Plus de trente ans après, hanté par le visage et la voix de cette femme, Hervé Le Roux est parti à sa recherche."

    Hervé Le Roux n'a pas été le seul à avoir été hanté par cette femme. Avec sa révolte et sa rage alors que les bureaucrates syndicaux (permanents encravatés) tentent de convaincre l'auditoire que la grève a mené à la victoire (et qu'il faut retourner à l'usine), elle continue de crier : « je ne veux plus refoutre les pieds dans cette taule dégueulasse».

    Le café repaire vous propose de venir assister à la projection du film (en deux parties) afin de discuter ou débattre autour de ce film avec comme point d'orgue : la parole ouvrière.

     

    Cette vidéo est publique. "Reprise" d'Herve Le Roux (1996) - Bande annonce

  • «Ce film est dédié aux oubliés de la France contemporaine. »

     

     

    Pendant plus d'une année, Marcel Trillat, grand reporter à France 2, a écumé l'Hexagone à la recherche des ouvriers pour en faire un documentaire, « les Prolos ». De l'usine 3M, à Beauchamp, qui fabrique des Post-it et des abrasifs, aux chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), il est parti à la rencontre de ces prolétaires, disparus dans le flot des vagues de licenciements et autres plans sociaux.

    « Une épée de Damoclès au-dessus de la tête »

    « J'avais cette idée depuis longtemps, raconte Marcel Trillat. Je constatais qu'une catégorie sociale extrêmement importante, productrice de richesses, avait été escamotée. Il n'y en avait plus que pour les entrepreneurs, les patrons vedettes à la Jean-Marie Messier. »

    Issu d'une famille de petits paysans, Marcel Trillat a réalisé de nombreux reportages sur les ouvriers :

    « J'avais cette vision un peu romantique d'une classe ouvrière combative qui, dans les années 60-70, avait lutté pour obtenir de meilleurs traitements ; et, d'un autre côté, j'entendais certains dire que les ouvriers n'existaient plus en France depuis la crise des années 80-90, et qu'on s'en passait très bien. J'étais décidé à aller voir ce qu'il en était. »

    « Une société ne peut pas vivre sans ses ouvriers. »

    Tendre son micro à tous, filmer les prolos au boulot, jeunes et moins jeunes, syndiqués ou non, ouvriers et patrons, c'était le pari du grand reporter.

    « Ce qui m'a frappé, c'est l'extrême diversité du prolétariat, confie Marcel Trillat . Mais tous savent que, du jour au lendemain, la production peut s'arrêter. Aujourd'hui, les ouvriers vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. La classe ouvrière se recroqueville sur elle-même, en marge de la société. Et, contrairement à ce qu'on pouvait penser il y a quarante ans, on assiste à de véritables régressions. Les patrons ont trouvé la tactique en utilisant bon nombre d'intérimaires. Mais le modèle ultra-libéral n'est pas non plus viable. Une société ne peut pas vivre sans ses ouvriers. »

     


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  •  "Comment on a tué les ouvriers"

    Voyage au coeur des groupes Medvedkine (19’04’’)

     

     

    Frédérique Pressmann

    En 1967, Chris Marker filme les ouvriers en grève de Besançon. Certains d'entre eux, encouragés par Marker et d'autres cinéastes, se mettent à réaliser leurs propres films. Frédérique Pressmann a recueilli des témoignages inédits sur cette aventure exceptionnelle.
    Les films des Medvedkine sont produits et/ou distribués par Slon-Iskra.
    Ce documentaire a obtenu le Prix Phonurgia de la création radiophonique, Arles 2003.

    Enregistrements : 21, 22 & 24 janvier 03
    Mix : Christophe Rault
    Entretiens, montage & réalisation : Frédérique Pressmann


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  • Top 10 du sexisme en politique

    Le FN, parti des ouvriers ?

    27/02/2014
     
    Jean-Marie Le Pen trinque avec des ouvriers pendant la campagne pour les régionales, en 1997 (Jacques Munch/Reuters)

    Depuis les années 1980, le vote ouvrier en faveur du FN progresse. Cette évolution a suscité des interprétations polémiques, du “gaucho-lepénisme” à la ”convergence des extrêmes”. Mardi 25 février, à la Fondation Jean Jaurès, des chercheurs invités par l’Observatoire des radicalités politiques (Orap) prenaient de la hauteur sur ce phénomène.

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  • "Comment on a tué les ouvriers"

    "Ouvrier"

    « C'est pas comme ça qu'on fait une vie »

     

    Frédérique Pressmann

    35 heures, retraites, conditions de travail, vie culturelle : le coup de gueule d'un prolo survivant.
    Christian Corouge est ouvrier chez Peugeot depuis 1968. Il a été membre des groupes d'ouvriers-cinéastes Medvedkine fondés par Chris Marker (écouter le documentaire).

    Enregistrement : 21 janvier 03
    Mix : Christophe Rault
    Musique : Terry Dame
    Entretien & réalisation : Frédérique Pressmann


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  • Les ouvriers, les oubliés !

    Émission du lundi 27 janvier 2014

    Émission du lundi 27 janvier 2014

    La Conjuration des inégaux

     

    "À quelle classe appartenez-vous ?"

    À quelle classe appartenez-vous ? Bourgeois, petit-bourgeois, aristo, prolétaire ? Bien peu se reconnaissent dans ce classement. La majorité des Français affirment appartenir à la "classe moyenne". Classe moyenne plus, classe moyenne moins, mais classe moyenne, tous dans ce ventre vague et mou. Pourtant nous reconnaissons les inégalités, une minorité qui a tout et ne fait pas grand chose, une majorité qui se partage les restes et qui fait tout le boulot. Des dominants et des dominés. Autrement dit la lutte des classes, sauf que, comme le dit l'archimilliardaire américain Warren Buffet, cette lutte de classes ce sont les riches qui la gagnent. Voilà le point de départ du livre que publie Olivier Besancenot, LA CONJURATION DES INÉGAUX, lutte de classe au XXIème siècle et identité sociale, paru aux Editions du Cherche-Midi.

    Un entretien de Daniel Mermet.

     

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