• Missile M51. La zone de recherches agrandie au large de Penmarc’h

    Missile M51. La zone de recherches agrandie au large de Penmarc’h
     
     

    Missile M51. La zone de recherches agrandie au large de Penmarc’h

     La zone de recherches et d’interdiction de pêche s’étend sur environ 1 100 km 2.

    Après le tir raté de missile, la zone de recherches des débris s’agrandit à 1100 km2 au sud de Penmarc’h (Finistère). La pêche y est interdite. Un nouvel arrêté du préfet maritime prévoit un agrandissement de la zone de recherches des débris de missile au sud de Penmarc’h. Celle-ci s’étendra un peu plus au sud de la zone précédente, sur environ 200 km2. Soit une surface totale d’environ 1 100 km2 dans laquelle « le stationnement, le mouillage et toute activité de pêche et de plongée sont interdits ».

    A priori, le transit y est autorisé. Cet arrêté sera effectif à partir de dimanche 12 mai à 11 h 30. Il n’y a pas de date limite. Le périmètre sera activé ou désactivé au gré de la météo et des recherches. Des avis aux navigateurs seront chaque fois diffusés. Ce nouvel arrêté comporte une subtilité. Ainsi, bien que la zone globale de recherches soit agrandie, les secteurs d'interdiction pourront être activés par morceaux. «On n'aura pas besoin de la totalité de la zone en permanence», rassure la préfecture maritime. Le préfet maritime s'en est expliqué avec les comités des pêches. Huit bâtiments sur zone Au moins huit bateaux quadrillent le secteur à la recherche de débris coulés par environ 100 mètres de fonds : Le bâtiment de soutien et dépollution Argonaute, le Jif Explorer (Direction générale de l’armement), le bâtiment remorqueur de sonar Altaïr, les bâtiments hydrographiques Laplace et Borda, les chasseurs de mines Cassiopée et l’Aigle, ainsi que l’aviso Premier-Maître L’Her. Jeudi, les recherches avaient été interrompues à cause de la mauvaise météo. Elles ont repris vendredi. Missile ou sous-marin ? Dimanche 5 mai, un missile M51 avait explosé peu après son tir d’essai depuis le sous-marin Le Vigilant. Il s’agit du porteur de l’arme nucléaire française. Haut de 12 mètres pour un poids de plus de 50 tonnes, le missile n’était bien sûr pas doté de têtes nucléaires pour l’exercice, qui devait valider les travaux d’adaptation conduits pendant plus de deux ans sur Le Vigilant afin qu’il accueille cette nouvelle génération de missile. L’enquête devra déterminer si l’incident est intrinsèque au missile M51 (Astrium), dont seize unités armées équipent déjà Le Terrible depuis 2010 ou si le problème est survenu à bord du sous-marin, construit et modifié par DCNS. Ce dernier avait pu regagner sa base de l’Ile-Longue, sans dommages apparents selon la Marine dès lundi. Ministre silencieux Vendredi, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, était en déplacement à Penmarc’h. Pas pour le missile mais pour une remise de légion d’honneur. Il a refusé de répondre à toute question sur le M51 et sur la crédibilité entachée ou non de la dissuasion française.


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