• Notre-Dame-des-Landes. Projet pas remis en cause, mais copie à revoir

    Notre-Dame-des-Landes. Projet pas remis en cause, mais copie à revoir

    Mercredi 10 avril 2013

     

    La commission chargée de calmer le jeu dans l’épineux dossier de l’aéroport de Notre-Dame des Landes, a confirmé l’utilité du projet controversé, tout en préconisant des aménagements afin d’en limiter l’impact environnemental. Le Premier ministre se libère - un peu - d’un dossier qui tournait à l’impasse politique.

     

     
    <video poster="http://api.kewego.com/video/getHTML5Thumbnail/?playerKey=a48069b3c527&sig=f40e6d1f877s" height="100%" width="100%" preload="none" controls="controls"></video><script src="http://sa.kewego.com/embed/assets/kplayer-standalone.js"></script><script>kitd.html5loader("flash_kplayer_f40e6d1f877s");</script>


    93 auditions

    Après quatre mois de travail, 200 personnes entendues, 93 auditions de pour et de contre la commission de dialogue nommée par Jean-Marc Ayrault, présidée par Claude Chéreau, conclut sans surprise que l’aéroport doit se faire, mais que le projet doit être amélioré. Des études complémentaires sont donc nécessaires. Il fait 20 recommandations. Il souhaite en particulier que le futur aéroport réduise son emprise au sol, en diminuant les surfaces de parkings, de magasins, en revoyant la desserte routière.

    Double peine

    Le rapport juge également que la vision d’aménagement du Grand-Ouest que développe le projet est insuffisante, pas assez claire, notamment en ce qui concerne le volet agricole. Les agriculteurs subissent une sorte de double peine. Les compensations sont insuffisantes. À reprendre. Et la stratégie de développement de l’agriculture est mal définie.

    Plus embêtant pour le projet, les experts sont très critiques sur le choix des coefficients de compensation des remarquables zones humides de Notre-Dame-des Landes. La méthode choisie leur paraît peu intelligible. Elle pourrait aussi heurter la commission européenne. D’où l’urgence de reprendre cette partie du dossier.

    Pas de saturation de l’aéroport de Nantes

    Plus généralement, tout en reconnaissant que va se poser un problème de croissance du trafic aérien à Nantes, Chéreau et ses experts tordent le cou à quelques idées fallacieuses que se renvoient à la figure les partisans et les opposants à Notre-Dame-des-Landes. L’idée par exemple que l’aéroport actuel va être vite saturé, avec déjà ses trois millions 600 000 passagers par an.

    C’est faux, répliquent-ils, exemple d’aéroports européens à l’appui. La piste peut encaisser une croissance des rotations, le seul point de saturation serait l’aérogare. Autre phénomène qui doit être réexaminé : l’exposition au bruit des riverains. Les nouveaux avions sont de moins en moins bruyants au décollage. Là encore, dossier à revoir.

    Repoussé après les Municipales ?

    Les bulldozers ne vont pas attaquer demain matin les talus du bocage de Notre-Dame-des-Landes.

    Jean-Marc Ayrault redit dans un communiqué son attachement au projet, mais le Premier ministre, lui, renvoie le dossier à son ministre des transports et à la reprise du dialogue local avec les opposants de bonne volonté. Objectif non affiché : franchir sans casse les futures municipales.

    Bernard LE SOLLEU.

    LIRE AUSSI :

    + Un projet reporté « sine die », pour EELV

    + La réaction de Jacques Auxiette, président du conseil régional des Pays de la Loire

    + La réaction d’Alain Mustière, président de l’Acipran

    + La réaction de Jean-Philippe Magnen, conseiller régional Europe Écologie-Les Verts


    Tags Tags : , , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter