• Marv eo ma mestrez (« Morte est ma bien-aimée ») est une "gwerz" (chanson traditionnelle bretonne), parfois interprétée en gavotte (Dañs a-dro Poullaouen). Marv se prononce parfois "maro" (Bretagne Nord notamment). La complainte figurait au répertoire des sœurs Goadec. En 1973,  elle apparait dans l'album d'Alan Stivell "Chemins de Terre". En 1993, Erik Marchand l'interprète lui aussi dans l'album "Sag an tan ell" avec le Taraf de Caransebes, Grand Prix de l’Académie Charles-Cros 1995.

     

     

    Me am eus ur feunteun e-barzh kornig ma jardin
    Eno ma ven kavet diouzh an noz hag ar mintin
    Eno ma ven kavet atristet gant ar glac'har
    'Soñjal 'barzh ma mestrez a zo aet d'an douar

    Marv eo ma mestrez, marv eo ma holl fiziañs
    Marv ma flijadur ha toud ma holl esperañs
    Biken 'm bije soñjet hag ar marv a deuje
    Da lemel diganin ma dous, ma c'harantez

    Deus poanioù ar bed-mañ, fuzulhioù ha sabrennoù
    Hastit, mar plij ganeoc'h finisañ din ma deizioù
    Hastit, mar plij ganeoc'h finisañ din ma buhez
    'vit ma'c'h in d'ar bed all war-lerc'h ma c'harantez

    C'hoarvez a ra ganin evel gant ur marc'hadour
    En deus ur vatimant da navigiñ war ar mor
    Graet ganti he beaj, erruet eo poz ar joa
    Ma doucho da Gernev ma ranko perisañ

     

     

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  • MAP (ministère des affaires populaires !)

    Le Ministère des affaires populaires (ou MAP, de son sigle) est un groupe de rap de la métropole Lilloise, composé d'un DJ (Stanko Fat), de deux rappeurs (Dias, HK), d'un violoniste (Monsieur Hacène) et d'un accordéoniste (Jeoffrey Arnone).

    Le groupe professe un rap éclectique, véritable reflet des musiques du Nord (accordéon, rap ouvrier, influence du raï, usage du Ch'ti). Le groupe, qui a sorti l'album Debout là d'dans en 2006, se veut représentant d'un rap-musette. En alliant ainsi rap et accordéon, MAP est parfois1 comparé à Java, comparaison accrue suite à leurs concerts en commun ainsi qu'au groupe Zebda.

     

    (X2)
    hey debout, debout là d'dans, motive tes troupes, ta clique on lève le camp dis-leur!
    qu'on veux pas d'commentaires, que des combattants dis-leur!
    qu'on veux pas d'militaires, que des militants!

     

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  • Piensa miAuteur : Agustín Lara, de son vrai nom Ángel Agustín María Carlos Fausto Mariano Alfonso Rojas Canela del Sagrado Corazón de Jesús Lara y Aguirre del Pino est un compositeur et chanteur mexicain né à Tlacotalpan, dans l'État de Veracruz le 30 octobre 1897 et mort à Mexico le 6 novembre 1970. Sa chanson Piensa en mí (1937) a connu un nouveau succès en 1991 grâce au film Talons aiguilles du réalisateur espagnol Pedro Almodóvar.

    Interprète : Chavela Vargas. La « Dame au poncho rouge » avait connu son heure de gloire dans les années 60 et 70, avant de sombrer dans l'alcool. Homosexuelle assumée, elle était une des rares représentantes féminines de la ranchera, genre musical principalement pratiqué par les hommes dans l'ouest du Mexique.

    Au début des années 90, après avoir arrêté de boire, elle était remontée sur scène pour une tournée mondiale, avec un passage à l'Olympia. La chanteuse, née en 1919 au Costa Rica, naturalisée mexicaine, a commencé à chanter dans les rues, avant d'entamer une carrière au cours de laquelle elle enregistrera plus de 80 disques. C'est notamment grâce à son interprétation de la chanson Piensa en mi, qui sert de bande originale au film Talons aiguilles (chantée par Luz Casal), que Chavela Vargas s'était fait connaître du grand public en Europe. Source : Télérama

     

    Si tienes un hondo penar
    piensa en mi
    si tienes ganas de llorar
    piensa en mi

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  • Combien on vous paye ?

    Allez les gars,combien on vous paye ? est une création du GAM, groupe d’action musicale, basé en Belgique.
    Cette chanson fut particulièrement chantée pendant la lutte contre l’implantation d’une deuxième centrale nucléaire à Chooz, dans les Ardennes, côté français de la frontière.

    Le GAM a toujours associé luttes sociales et interventions musicales.

    On trouve des traces de tout cela sur leur blog :http://www.legroupegam.be/

     

     

    Oh je voyais déjà devant nous les casqués,
    Les fusils lance-grenades, et les grands boucliers,
    Tout ça pour nous bloquer quand nous n’avions pour nous
    Que nos poings, le bon droit, et puis quelques cailloux.
    D’abord on s’avançait en frappant dans les mains,
    Y en avait parmi eux, de vrais têtes de gamins,
    Les regards s’affrontaient, face à face, de tout près,
    Eux devaient la boucler, nous pas et on chantait
    Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ça ?
    Allez les gars, combien on vous paye, combien on vous paye pour faire ça ?

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  • Gaby oh Gaby est une chanson interprétée par Alain Bashung. Écrite par Boris Bergman et composée par Bashung, elle fut d'abord publiée en single en 1980 chez Philips, avec la chanson Elle s'fait rougir toute seule en face B. Devant l'immense succès du single, la chanson est incluse dans la réédition de l'album Roulette Russe dite Nouveau couplage.

    En 1980, Alain Bashung a déjà quatorze années de carrière professionnelle, mais il est considéré aux yeux de la profession comme l'archétype du loser : un type brillant, auquel le succès commercial n'arrive pas, qui ne pourrait jamais y arriver. C'est ce que pense Philips, le label de Bashung, qui pense lui rendre son contrat. Mais c'est sans compter sur le directeur de production Gérard Baqué, sensible au talent du chanteur, qui avouera à Boris Bergman lors des obsèques de Bashung, qu'il a financé l'enregistrement d'un 45 tours en « en détournant une partie du budget de Paul Mauriat ». Le musicien réputé, roi de l'easy listening à la française aurait, sans le vouloir, sauvé la carrière de Bashung.

    Le texte de Gaby oh Gaby est écrit par Bergman au Japon et devait être la face B du single Ell's'fait rougir toute seule, puis Bashung demanda à son parolier d'écrire un nouveau refrain pour le morceau Max Amphibie, titre initial en référence à l'éditeur des chansons du duo Bashung/Bergman, qualifié de « gros fumeur, amateur de whisky qui ne s'étonnait de rien, nous reprochait de fumer des joints, était un peu homophobe sans le vouloir », selon Bergman, qui lui a inspiré « ce personnage qui se balade sous l'eau ». En témoigne l'attaque de cette première mouture : « J'fais mon footing au milieu des algues et des coraux, et j'fais mes pompes sur les restes d'un vieux cargo ». Bergman réécrit les paroles, s'attachant à évoquer un travesti ou un transsexuel, Gaby, provenant de l'argot gaboune, qui désignait un homosexuel.

    Gaby oh Gaby est enregistré aux Studios Ferber, à Paris, où elle sera complétée pour les dernières phrases. Alors que Bashung s'absente pour aller aux toilettes, Bergman griffonne sur le pupitre : « Il m'avait demandé d'ajouter des phrases pour la fin, j'ai décidé d'écrire des conneries pour le faire rire. Je m'attendais qu'il bute sur À quoi ça sert la frite si t'as pas les moules, mais il l'a chantée avec un sang-froid incroyable », dira plus tard le parolier. À la fin des prises, l'ingénieur du son Dominique Blanc-Francard lâche « Vous avez un truc énorme, là », mais Bergman pensait qu'il disait ça pour leur remonter le moral.

    J'fais mon footing au milieu des algues et des coraux
    Et j'fais mes pompes sur les restes d'un vieux cargo
    J'dis bonjour... Faut bien que je me mouille
    C'est ma dernière surprise-party, je m'écrase le nez au hublot
    J'ai mon contrat de confiance l'encéphalo qu'il faut
    J'ai qu'du bol, j'en vois un qui rigole

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